Le désarroi de l’émoi

le monde en désarroiL’éclipse s’éclipse pour laisser place à l’apocalypse
Le soleil se fait la malle devant autant de funérailles
Les étoiles ont mis les voiles sur un monde sans faille
La justice fustige ses juges pour racolage
La charité tient le premier rôle par cupidité
La liberté se maintient en apnée par culpabilité
L’honnêteté succombe à toutes les vanités
La maternité tire son épingle du jeu avec difficulté
Le carnage fait rage sous l’œil du voisinage
La moralité côtoie la schizophrénie par tranquillité
L’innocence tire sa révérence par inadvertance
L’enfance est escortée à la sortie par véhémence
La tolérance est placée en première loge pour sauver les apparences
La souffrance a pris l’accoutumance de s’inviter en toute élégance
La foi fuit pour ne pas mordre à l’appât comme la dernière fois
La démocratie demande son maintien en laisse face à de telles idéologies
La dignité joue des coudes oubliant toute fierté
La simplicité se fait rare même en intimité
L’argent est le mot d’ordre entre gens arrangeants
La loi s’octroie un congé sans effroi
La frime rime avec l’abîme pour le plaisir des crimes
La gentillesse a oublié son adresse dès la jeunesse
Les mentalités régressent hypnotisées par la fatalité
L’infidélité joue à la starlette sous le regard veillant de la diablesse
Les écrans volent la vedette à une sortie en tête à tête
Le sourire fait son deuil en linceul
L’amour s’est réfugié en cachette interpellé par la sagesse
Le respect s’abrite pour sa sécurité
La confiance se monnaye sous le manteau de la méfiance
La galère est étrangère aux comptes dopés avec habilité
La pauvreté est confinée par crainte d’être contaminée
les principes se diluent sous l’effet de l’ivresse
La timidité se fait oublier devant cette vulgarité
Les livres se vendent à la sauvette par crainte de la tablette
Les sauvages font le ménage devant le tournage
L’éducation joue à la roulette par manque de passion
La spontanéité se maintient à carreau par peur de porter le fardeau
La fraternité se transforme en agressivité pour ne pas finir dynamitée
La générosité s’est fait amputer pour sa vulnérabilité
L’honnêteté courbe l’échine sous le supplice de la culpabilité
L’amitié pleure un ami parti à jamais
La gentillesse a rejoint les valeurs perdues par maladresse
La clandestinité acclame sa légitimité prise à partie par la médiocrité
Les âmes retiennent leurs larmes chargées comme des armes
La solitude forge son caractère par habitude
L’impunité fait son cinéma en toute légalité
Les rêves rêvent d’une vie tant rêvée
Et mes mots ne trouvent pas de fin à leur faim

Une minute de silence

Une minute on tue et un siècle on massacre,
Une minute on scandalise et  une vie on exécute,
Une minute on soutient et une seconde on oublie,
Une minute on se recueille et une seconde on torpille,
Une minute on se rassemble et une éternité on s’éloigne,
Une minute on se souvient et une vie on s’aveugle,
Une minute on partage et une vie on dépouille,
Une minute on se comprend et une éternité on s’insulte,
Une minute on se serre les coudes et une vie on serre les dents,
Une minute on tire à blanc et des décennies on tire à bout portant,
Une minute juste une minute on s’apitoie puis on tourne le dos,
Une minute on implore et une seconde on fait tomber les masques.

Une minute de silence occidentale, mondiale,6291259938_c606f7c1c8_z
Une minute on assiste à la mascarade,
Une minute les charlots pleurent les charlies.

Une minute je veux gerber sur cette comédie,
Une minute je veux mémoriser cette journée d’unité unifiée derrière des criminels horrifiés.

L’Occident arrogant donneur de leçons, mutile par ses créations, vous piétine, vous assoiffe, vous sourit, vous affame en vous dépossédant de vos ressources, vous mène à la baguette comme par magie, vous tend le bras et vous arrache l’âme, vous dépossède de votre identité et se mue sans jamais se libérer de sa vieille peau colonialiste.

L’Orient s’est assourdi par son silence, son calme anésthésiant, sa stupidité, sa tragique « révolution », sa lente évolution, sa division et sa soif de l’occident.

La minute est passée, le spectacle est terminé et le rideau est tombé,
La tragédie peut souffler et reprendre là où elle s’est arrêtée avant la minute de répit,
La « vie » continue et pour votre bien, oubliez et faites durer la minute de silence, ça les arrange depuis toujours.

Je me tais, ma minute vient de s’écouler.

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Statut : Perplexe

statut réseau social facebookStatut :  🙂 , 😎 , 😈 , hyper bien, heureux, merveilleusement bien, très bien, amusé, amoureux, en colère, très en colère, surexcité, triste, malade, dégoûté, perplexe, a faim, ennuyé, pas bien, inquiet, …. 

En train de lire, en train de regarder, en train de boire, entrain de manger, en voyage à , entrain d’écouter,…

Humeur du jour, état du moment, activité importante, imminente et en cours.

Comme si le monde tournait autour de notre petite personne, l’information de la journée à ne pas rater sur « notre mur », « aimer » et commenter par le plus grand nombre de nos contacts. Mur à l’adresse des amis ? de vrais amis ? des connaissances ? des copains ? l’ami d’un ami ? Un ex ? Un prétendant ? Un parent ? Un futur employeur, pardon l’ex employeur ? A la chère communauté de la toile bienveillante ?

Mais les questions qui me taraudent sont :  

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Pourquoi fait-on un étalage de nos souffrances, de nos inquiétudes et même de nos joies et de nos petits bonheurs quotidiens ? Est-ce qu’en nous mettant à nu, on se libère et on libère notre âme et notre conscience d’un mal-être ?

Est-ce une thérapie ?

Veut-on montrer (dévoiler) aux autres et à nous-mêmes par la même occasion notre sensibilité masquée, nos émotions tant refoulées ou mal exprimées ? Leur montrer et nous rassurer que nous avons une vie riche en émotions et en événements ?

Fait-on semblant pour combler un vide ou pour nous donner de l’importance ?

Est-ce qu’on se sent si seul dans notre souffrance ? Sans soutien, sans oreille attentive à nos malheurs et à nos joies ?

Est-on désespéré à tel point qu’un « j’aime » et des commentaires suffisent ?

Et notre entourage est-il devenu si renfermé, lointain et constamment rivé sur les écrans que notre seul moyen de partager, de vider notre sac et de nous sentir écouter mais pas forcément compris est devenu « et reste » ce cher et fidèle mur ?

Et quelle compassion ? Quel retour a-t-on et attend-t-on ?

Des « j’aime » à bout de clic. Des « j’aime » pour des statuts reflétant un mal-être, une séparation, une tragédie, … L’intérêt et le réconfort portés à notre état se résument-ils à des clics et au nombre de « j’aime » ?

Est-ce simplement  une manière de nous exprimer ? 

Est-ce simplement un plaisir de partager avec les autres ?

C’est ça qu’on appelle le progrès? L’évolution de la communication et des relations ?  La nouvelle technologie des connectés et des civilisés?   

Notre quotidien et nos sentiments se résument-ils à des statuts et des émoticônes ? 

Banalise-t-on nos ressentis et nos sentiments ?

Ou tout simplement, c’est moi qui ne suis pas la vague et je me suis faite éjecter en dehors du cercle. Je suis juste les petites oscillations de la marée facbokienne par peur d’être submergée.

Je reste  🙄 !

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Manège estival

Et c’est reparti pour un tour … un tour de manège d’horreurs, de bains de sang et de massacres !!

gaza

Bienvenue à la grande prison à ciel ouvert, à une nouvelle saison d’un long métrage sans fin, à la grande production sioniste d’horreur dont le casting se fait à l’aveuglette avec un réalisateur derrière ses manettes jouant à Call of Duty. Un film financé par des donateurs sans failles et regardé par des spectateurs sans vrais pouvoirs dans une salle sans âme.

Dénonçons, Boycottons et … chacun sa prière !

Sous les regards

Gaza sous les bombardements, un quotidien de crimes qui dure depuis 27 jours, des martyres, des blessés, des réfugiés par milliers re-pourchassés, re-expulsés, re-chassés de leurs maisons, des quartiers réduits en cendre, une enfance volée et des séquelles pour la vie.

Gaza sous le blocus depuis 2007

La Palestine sous la colonisation des sionistes depuis plus d’un siècle.

Jusqu’à quand?01255_HD

Ils ont massacré, ils massacrent des terroristes (bébés, enfants, femmes, secouristes, personnes âgées, journalistes), pulvérisent des refuges de terroristes (écoles, maison, mosquées, hôpitaux, universités), détruisent les usines d’armes (centrale électrique, réservoirs d’eau, terrains agricoles, usine de biscuits, cabanes de pêcheurs) : c’est de la légitime défense.

Ils (UE, USA, ONU,….) contemplent les yeux aveugles, ils condamnent à demi-mot et ils croisent les bras comme si de rien n’était : inaction active collective et action destructive fournissant des aides (armes) pour les « terrorisés ».

L’ex-terroriste reconverti ferme les frontières et le passage pour les aides humanitaires pour les blessés mais laisse passer les armes obtenant ainsi la clémence tant attendu de sa majesté le sioniste.

Ils, les arabes, sont en mode vacances, jouant à l’autruche, un rôle qu’ils perfectionnent à merveille.

Ils ont lutté, luttent, résistent, combattent et se sacrifient pour la Terre, le pays, pour notre dignité, pour la Liberté. Sont des Hommes, un peuple unique par leur courage leur foi leur résistance, eux les Gazaouis.

 Une leçon de vie pour nous, pour eux et pour l’humanité.

Je condamne, tu condamnes et nous sommes impuissants, révoltés, indignés devant cette impunité, inhumanité, cruauté et sauvagerie, sur cette politique qui nous dépasse, sur ce massacre qui continue ravageant des vies et  l’innocence de toute une génération.

Dénonçons, Boycottons et … chacun sa prière !