Mon amie n’est plus

« Il est de ces événements qui sortent tout le reste de nos pensées
Certaines circonstances qui nous stoppent net dans notre lancée
Il est de ces réalités qu’on n’était pas près à recevoir
Et qui rendent toute tentative de bien-être illusoire

J’ai pas les mots pour exprimer la puissance de la douleur
J’ai lu au fond de tes yeux ce que signifiait le mot malheur
C’est un souvenir glacial, comme ce soir de décembre
Où tes espoirs brûlants ont laissé place à des cendres

J’ai pas trouvé les mots pour expliquer l’inexplicable
J’ai pas trouvé les mots pour consoler l’inconsolable
Je n’ai trouvé que ma main pour poser sur ton épaule
Attendant que les lendemains se dépêchent de jouer leur rôle

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J’ai pas les phrases miracles qui pourraient soulager ta peine
Aucune formule magique parmi ces mots qui saignent
Je n’ai trouvé que ma présence pour t’aider à souffrir
Et constater dans ce silence que ta tristesse m’a fait grandir

J’ai pas trouvé le remède pour réparer un cœur brisé
Il faudra tellement de temps avant qu’il puisse cicatriser
Avoir vécu avec elle et apprendre à survivre sans
Elle avait écrit quelque part que tu verserais des larmes de sang

Tu as su rester debout et je t’admire de ton courage
Tu avances la tête haute et tu traverses cet orage
À côté de ton épreuve, tout me semble dérisoire
Tout comme ces mots qui pleuvent que j’écris sans espoir

Pourtant les saisons s’enchaîneront saluant ta patience
En ta force et ton envie, j’ai une totale confiance
Tu ne seras plus jamais le même mais dans le ciel dès demain
Son étoile t’éclairera pour te montrer le chemin. » J’ai pas les mots – Grand Corps Malade


« 06116_HDMes chers amis !
Ô combien est ma peine
J’ai perdu un ami
Pas un Roi, pas une Reine
N’étaient plus grands que lui
Il portait sur ses ailes
Le soleil et la pluie
Les fleurs comme des ombrelles
Se sont fermées depuis
Mon ami papillon
A rejoint un jardin
Trop loin des horizons
Et déjà ce matin
Mes yeux remplis de larmes…
…contemplent son souvenir
devant deux petites flammes
Allumées pour lui dire
Qu’il a marqué mon âme
À jamais d’un sourire.

Lulu est passé dans l’existence, comme le souffle d’un ange et reste désormais dans la
mémoire de ceux qu’il a touchés de ses ailes légères. john mcsporran_White With A Hint Of ......_YkdhQmI

Je pense souvent à Lulu. J’y pense chaque jour. À chaque aube et à chaque crépuscule. Il est dans un souffle de vent, dans un rayon de soleil, dans la trajectoire d’un papillon. Il est partout où je suis. J’y pense parfois avec joie, parfois le cœur serré. Il est en
filigrane, entre mes pensées et le reste du monde, pour toujours. Au fond de moi, tout au fond, bien au chaud, quoi qu’il arrive.

Car Lulu est partout là où je suis … » Juste avant le bonheur – Agnès Ledig


« Tu m’avais dit qu’en son temps le chagrin de l’absence s’efface devant la mémoire des souvenirs heureux. Quand cesseras-tu de me manquer autant ?

02638_HDC’est en regardant les objets du quotidien, tel un couteau à beurre, que l’on se rend compte que quelqu’un est parti et qu’il ne reviendra plus ; un stupide couteau à beurre qui taille à jamais des tranches de solitude dans votre vie.»  Le premier Jour – Marc Levy


« Parce qu’elle est ma moitié. Ma sœur de cœur …..
Je peux dire à … tout ce que je ressens sans avoir besoin de rien lui expliquer. Elle me
regarde de ses grands yeux, sans ciller, me sourit, tout un petit sourire, et je sais qu’elle me comprend parfaitement.
Comme personne d’autre au monde ne le peut. Comme personne d’autre au monde ne le pourra » Ma sœur, mon amour – Chitra-Banerjee Divakaruni


« Alice, une chose que je vous souhaite de ne jamais découvrir, c’est qu’un cœur brisé David DeHetre_Despair_YUVrRQest une douleur physique …
Je n’arrive pas encore à croire que tu sois parti. Avant, quand je me réveillais, je me demandais l’espace d’une seconde pourquoi j’avais ce poids de chagrin qui m’écrasait la poitrine et pourquoi mon oreiller était mouillé. J’oubliais parce que c’était trop absurde d’être sans toi. Trop absurde …
Mais tu es vraiment mort. Et sans aucune raison …

Qu’est-on censé faire de tout l’amour qu’on éprouve pour quelqu’un s’il n’est plus là? Qu’advient-il de tout cet amour qui reste? Doit-on le refouler? L’ignorer? Ou le donner à quelqu’un? …
Je n’avais jamais imaginer qu’on puisse penser à quelqu’un tout le temps, qu’on puisse avoir constamment quelqu’un en train de faire des bonds d’acrobate dans vos pensées. Tout le reste était une distraction mal venue entre moi et ce à quoi je voulais songer …
C’est juste tellement …. merde, Rachel. Je sais que ça deviendra plus facile avec le temps, mais c’est tellement affreux… et épuisant et implacable et … Je ne peux pas supporter la vie sans lui …
Je suis restée longtemps assise là, insensible, comme si tout bruit et toute perception s’étaient éteints. Il ne restait plus qu’une étrange sorte de paix : je me sentais vide, comme si mon corps n’avait été empli que de fumée….. “La vie continue”: tant de gens me l’avaient dit. Oui, la vie continue foutrement, mais si vous ne voulez pas, vous, qu’elle continue? Si vous voulez l’arrêter, ou même lutter à contre-courant pour retourner dans un passé dont vous n’acceptez pas qu’il soit passé. “Tu t’en remettras”-encore une autre. Mais je ne voulais pas m’en remettre. Je ne voulais pas m’habituer à sa mort. C’était la dernière chose que je voulais. » Quand tu es parti – Maggie O’Farrel08316_HD


« Je sais l’amour et le dépit, les cœurs brisés et les désillusions. J’ai compris que le temps sert à émousser cette lame de rasoir qu’est le deuil, jusqu’à ce que la plaie des souvenirs soit moins profonde et que ne subsiste plus que la douleur de l’oubli forcé. » Les anonymes –  R.J. Ellory


« Mais il était impossible d’oublier. Pari flottait sans y être invitée à la périphérie de son champ de vision partout où il allait, telle la poussière collée à sa chemise. Elle était 03164_HDprésente dans les silences devenus si fréquents à la maison, des silences qui enflaient entre les mots, tantôt froids, tantôt débordants de choses inexprimées, à la manière d’un nuage chargé d’une pluie qui jamais ne tomberait. …
Leurs querelles se diluaient plus qu’elles ne s’achevaient, comme une goutte d’encre dans un bol d’eau, en laissant une teinture résiduelle persistante … » Ainsi résonne l’écho infini des montagnes – Khaled Hosseini


« Je disais à ma sœur, ou elle me disait, tu viens, on joue à rire ? On s’allongeait côte 03351_HDà côte sur un lit et on commençait. Pour faire semblant, bien sûr. Rires forcés. Rires ridicules. Rires si ridicules qu’ils nous faisaient rire. Alors il venait, le vrai rire, le rire entier, nous emporter dans son déferlement immense. Rires éclatés, repris, bousculés, déchaînés, rires magnifiques, somptueux et fous…Et nous riions à l’infini du rire de nos rires …. »  Le livre du rire et de l’oubli – Milan Kundera 


« Ainsi va la vie : vous faites des projets et puis un accident survient, soufflant votre existence comme la flamme fragile d’une bougie. Une mort aussi subite, c’est toujours affreux, profondément injuste et … si courant » Cinq Jours – Douglas Kennedy


00625_HD« Le soir avec Ramona, sur les marches de la maison, nous dissertions sur la peur atroce de la solitude. Elle attendait toujours le séducteur, pour qui elle abandonnerait son âme ; je soupirais après un bonheur rassurant qui ne me rassurait pas. 
Ramona absente, je ne sais plus très bien ce qui va m’arriver. Elle ne sera plus là pour rectifier ma raison trop folle en folie raisonnable. » Moi d’abord – Katherine Pancol


« Mais là, et pour la première fois, j’ai eu mal, tellement mal. Un coup de poing dans le ventre, le souffle coupé, le cœur en compote, l’estomac complètement écrabouillé. Une douleur physique insoutenable. Mais je n’ai pas hurlé. Ce que je ressens maintenant que la douleur est toujours là mais qu’elle ne m’empêche plus de marcher ou de parler, c’est une sensation d’impuissance et d’absurdité totales. Alors c’est comme ça ? Tout d’un coup, tous les possibles s’éteignent ? Une vie pleine de projets, de discussions à peine commencées, de désirs même pas accomplis, s’éteint en une seconde et il n’y a plus rien, il n’y a plus rien à faire, on ne peut plus revenir en arrière ?7178041825_b15c5a8966_z
Pour la première fois de ma vie, j’ai ressenti le sens du mot jamais. Eh bien, c’est terrible. On prononce ce mot cent fois par jour mais on ne sait pas ce qu’on dit avant d’avoir été confronté à un vrai « plus jamais ». Finalement, on a toujours l’illusion qu’on contrôle ce qui arrive, rien ne nous semble définitif. […] Mais quand quelqu’un qu’on aime meurt… alors je peux vous dire qu’on ressent ce que ça veut dire et fait très très très mal. C’est comme un feu d’artifice qui s’éteint d’un coup et tout devient noir. Je me sens seule, malade, j’ai mal au cœur et chaque mouvement me coûte des efforts colossaux.» L’élégance du hérisson – Muriel Barbery

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