Le(s) pouvoir(s) des mots

Les mots nous protègent
Les mots nous détruisent
Les mots nous consolent
Les mots nous mentent
Les mots nous minent
Les mots nous animent
Les mots nous étourdissent
Les mots nous flattent
Les mots nous guérissent 
Les mots nous soulagent
Les mots nous étranglent
Les mots nous pourchassent
Les mots nous anéantissent
Les mots nous nourrissent
Les mots nous libèrent
Les mots nous survivent
Les mots nous enchantent
Les mots nous impressionnent
Les mots nous narguent
Les mots nous larguent
Les mots nous encouragent
Les mots nous éloignent
Les mots nous rapprochent
Les mots nous pèsent
Les mots nous apaisent
Les mots nous blessent
Les mots nous rassurent
Les mots nous délivrent
Les mots nous désertent
Les mots nous envoûtent
Les mots nous rabaissent
Les mots nous attendrissent
Les mots nous aveuglent
Les mots nous effrayent
Les mots nous soignent
Les mots nous effleurent
Les mots nous choquent
Les mots nous alourdissent
Les mots nous bouleversent
Les mots nous allègent
Les mots nous poignardent
Les mots nous guident
Les mots nous sourient
 Les mots nous chagrinent
Les mots nous interpellent 
Les mots nous saignent
Les mots nous appauvrissent
Les mots nous assassinent
Les mots nous captent
Les mots nous tourmentent
Les mots nous harcèlent
Les mots nous frappent
Les mots nous punissent
Les mots nous sauvent
Les mots nous catapultent
Les mots nous attendent
Les mots nous trompent
Les mots nous parlent
Les mots nous trahissent
Les mots nous accablent
Les mots nous embellissent
Les mots nous endurcissent
Les mots nous écorchent
Les mots nous affaiblissent
Les mots nous ennuient
Les mots nous embêtent
Les mots nous chamboulent
Les mots nous maudissent
Les mots nous piétinent
Les mots nous enrichissent
Les mots nous aveuglent
Les mots nous définissent
Les mots nous envahissent
Les mots nous déchirent
Les mots nous empoisonnent
Les mots nous emprisonnent
Les mots nous foisonnent
Les mots nous échappent
Les mots nous manquent

Les mots
Nos mots
Leurs mots
Ses Mots
Tes Mots
Mes Mots

© Ruinart

J’ai connu quelqu’un

« A mes amours anciennes, les seules qui durent.
[…]
Le rien-dire ne sauve pas, moi il ne m’a pas sauvé. Je crois même qu’il m’a enfoncée un peu plus dans la tristesse, le chagrin. Pour être tout à fait honnête, il m’a dévasté parce qu’il est peuplé d’images, le silence, de souvenirs impossibles à chasser, telles ces mouches importunes qui tournent autour du visage, qu’on tente d’éloigner avec de grands mouvements de bras, et qui toujours reviennent. Et puis, dans le silence, on est sans défense : les assauts n’en sont que plus blessants. Alors maintenant, j’essaie les mots, ça ne pourra pas être pire. Qui sait si, en parlant, je ne vais pas me délester de la douleur entassée ? Un peu. Pourquoi t’écrire à toi , me diras-tu ? Mais parce que des paroles sans destinataire ne sont pas vraiment des paroles. Sans écho, elles se perdent. C’est comme si elles n’avaient jamais existé. C’est écrire au vent, au désert, à l’abîme. Si personne ne m’écoute, autant continuer à me taire. Quelqu’un doit m’écouter. Et qui mieux que toi ?
Oui, qui mieux que toi ?
[…]
Ce sont les détails qui me crèvent le plus le cœur, ce sont les choses de presque rien, qui se produisent sans que je les prévoie, surgissent dans mon quotidien, qui me mettent à terre. 
[…]
Non, tu ne m’as rien laissé, que la mémoire. La mémoire, elle, freine les convalescences.
[…]
« Vous vous êtes tant et si mal aimés, tous les deux. » La phrase est venue comme un coup de grâce. Tombée comme un couperet. J’ai entendu le bruit de la lame quand, après sa course brève, elle sectionne les nuques. Tant et si mal aimés. Peut-on viser plus juste ?
[…]
Je me souviens de tout, avec une précision effrayante, en dépit des efforts gigantesques que je déploie pour tout oublier.
[…]
Tu sais cela, toi mieux que quiconque : ma fragilité devant l’irréparable, mon effroi devant l’inintelligible.
[…]
Ne plus être écrasée par les souvenirs mais apprendre à vivre avec eux, ne plus être écrabouillée par le chagrin mais le dominer, ne plus être dans le ressassement mais simplement dans l’effleurement. Ce serait bien alors. Je serais sur la voie de la guérison.
[…]
Les quelques alliés restés dans la place s’empressent de me signaler, sur le faux air de la confidence, que certains – mais pas eux, bien entendu -s’amusent à mesurer les variations de mon humeur, à soupeser mon malheur, à évaluer mes progrès en lisant entre mes lignes. Il s’en trouve même qui éditent mon bulletin de santé rien qu’en observant de plus près les textes que je propose. Les ignorants, oublient-ils que l’écriture est un travestissement, si on le décide ?
[…]
Je suis persuadée que tu ne m’as pas oubliée, tu n’es pas un magicien quand même, tu ne fais pas disparaître les gens, l’oubli n’est pas un événement qui se provoque, c’est seulement avec le temps que les êtres s’estompent, sans s’effacer entièrement du reste. Du coup, c’est un peu pénible, ta façon de m’éloigner, de me tenir à distance telle une pestiférée. J’y vois une inélégance, presque de la cruauté, pardon. Cela présente un avantage néanmoins : m’apprendre à t’en vouloir, certains soirs d’une trop grande fatigue.
[…]
Guérit-on jamais des hommes qui nous quittent ?
[…]
De toute façon, tous les exils sont illusoires, paraît-il, l’éloignement ne règle rien, et on ne finit jamais très loin du point d’où on était parti.
[…]
Seule avec ton souvenir, et ton absence, et ton silence, et l’écriture qui tente de les réduire.
[…]
Sans raison, je me pose cette question : te reconnaîtrais-je si je te revoyais ? Je veux dire : un être peut-il changer au point de nous devenir un étranger ?
[…]
Puisque nous ne nous reverrons pas. Puisque nous n’aurons pas l’occasion de mesurer sur l’autre les ravages du temps. Il est probable que même le hasard désormais ne nous remettra pas en présence. N’empêche, je conserverai ce regret : ne pas savoir précisément l’homme que tu es devenu. Alors tu demeureras, malgré toi, malgré moi, cet amoureux sans beaucoup de défauts. Certains jours, je m’en réjouis. Et d’autres, non. D’autres jours, en effet, ce constat me dévaste. Pourquoi ? Mais parce que, à certains égards, je le confesse, cela m’aurait arrangée que tu sois un peu détestable.
[…]
Rien ne me paraissait pire que de te perdre. Et je t’ai quand même perdu.
[…]
Je ne lui en ai rien dit. Au reste, je ne lui ai presque pas parlé de toi. Il connaît ton existence, bien entendu. Il sait le temps partagé, les amours chaotiques, la séparation. Je lui ai mentionné ton prénom, ta profession, ces choses à quoi on a recours pour définir les gens, pour les situer, mais guère plus. Je n’ai pas évoqué la violence des sentiments, ni celle de la rupture. Je n’ai pas dévoilé les raisons de mon exil, ni les lettres envoyées d’Amérique ou d’Europe. Il ne m’a pas particulièrement questionnée, je n’ai pas eu à lui mentir. Je me tais pour ne pas l’effrayer. Je ne voudrais pas qu’il me considère comme une femme friable, vulnérable, ni comme une malade pas vraiment guérie et susceptible de rechuter. Je lui dissimule les entailles profondes que tu as laissées, aussi bien celles qui me font souffrir que celles qui racontent nos étreintes passées. Ainsi il n’a pas à redouter que je me perde à nouveau. Je suis convaincue néanmoins qu’il a compris l’essentiel. S’il ne m’interroge presque pas, c’est parce qu’il dispose des réponses. Il ne mesure pas exactement l’ampleur des dégâts que tu as causés mais il la devine assurément lorsque, posant ses doigts sur ma peau, il épouse le creux de mes plaies. Ses caresses m’aident à les soigner, ces plaies, enfin.
[…]
Je sais que nous nous reverrons un jour. C’est fatal. Nous ne pourrons pas éternellement nous éviter. Le hasard nous remettra forcément face à face. Oui, disons le hasard, c’est commode, passe-partout. » Se résoudre aux adieux – Phillipe Bessonamour


« Mais dans ses yeux, je lis encore la tristesse de notre séparation, un détail auquel je ne suis pas habituée. Quand nous étions ensemble – surtout au début, quand tout était nouveau et débordant de promesses –, il n’y avait que du rire dans ses yeux. Je me demande si je suis l’unique responsable de cette joie disparue.
La serveuse pose nos boissons sur la table et s’éclipse. Jack me sourit et lève son verre. « Aux vieux amis », dit-il. 
Je contemple l’homme assis en face de moi, l’homme que j’étais sur le point d’épouser. J’observe ses joues rosées, son sourire un peu de travers, ses taches de rousseur sur les bras, ses ongles qu’il ronge encore jusqu’au sang. Il est si authentique. Et malgré son infidélité, j’aime beaucoup cet homme. Je l’apprécie vraiment, simplement. Certains amis sont comme un pull préféré. La plupart du temps, nous choisissons un tee-shirt ou un chemisier. Mais le pull est toujours là, au fond du placard, confortable, rassurant, prêt à nous réchauffer par ces journées ventées. Jack Rousseau est mon pull préféré.
« Aux vieux amis », dis-je en sentant s’installer en moi l’ombre de la nostalgie. Je la repousse aussi vite qu’elle est venue. Je suis avec Michael, à présent. » Un doux pardon – Lori Nelson Spielmanamour


« J’ai connu quelqu’un,  il y a longtemps. C’était un garçon ordinaire, sauf qu’il m’a
tapé dans l’œil dès que je l’ai vu. Il était gentil et tendre. J’ignore comment il a fait, mais au bout d’un flirt il a réussi à être le centre de l’univers pour moi. J’avais le coup de foudre toutes les fois qu’il me souriait, si bien que lorsqu’il me faisait la gueule quelquefois il me fallait allumer toutes les lampes en plein jour pour voir clair autour de moi. Je l’ai aimé comme c’est rarement possible. Par moments, au comble du bonheur, je me posais cette question terrible : et s’il me quittait ? Tout de suite, je voyais mon âme se séparer de mon corps. Sans lui, j’étais finie.
Pourtant, un soir, sans préavis, il a jeté ses affaires dans une valise et il est sorti de ma vie. Des années durant, j’ai eu l’impression d’être une enveloppe oubliée après une mue. Une enveloppe transparente suspendue dans le vide. Puis, d’autres années ont passé, et je me suis aperçue que j’étais encore là, que mon âme ne m’a jamais faussé compagnie, et d’un coup, j’ai recouvré mes esprits …
Ses doigts couvent les miens, les broient.
Ce que je veux dire est simple, Amine. On a beau s’attendre au pire, il nous surprendra toujours. Et si, par malheur, il nous arrive d’atteindre le fond, il dépendra de nous, et de nous seuls, d’y rester ou de remonter à la surface. Entre le chaud et le froid, il n’y a qu’un pas. Il s’agit de savoir où mettre les pieds. C’est très facile de déraper. Une précipitation, et on pique du nez dans le fossé. Mais est-ce la fin du monde ? Je ne le pense pas. Pour reprendre le dessus, il suffit juste de se faire une raison. »
L’attentat – Yasmina Khadraamour


« Il est tellement important de laisser certaines choses disparaître. De s’en défaire, de s’en libérer. Il faut comprendre que personne ne joue avec des cartes truquées. Parfois on gagne, parfois on perd. N’attendez pas que l’on vous rende quelque chose, n’attendez pas que l’on comprenne votre amour. Vous devez clore des cycles, non par fierté, par orgueil ou par incapacité, mais simplement parce que ce qui précède n’a plus sa place dans votre vie. Faites le ménage, secouez la Poussière, fermez la porte, changez de disque. Cessez d’être ce que vous étiez et devenez ce que vous êtes.  …
Mon coeur est blessé mais il se rétablit et j’entrevois de nouveau la beauté de la vie. Cela m’est déjà arrivé, cela m’arrivera de nouveau, j’en suis certain.

Lorsque quelqu’un s’en va, c’est que quelqu’un d’autre va arriver – je rencontrerai de nouveau l’amour. »  Le Zahir – Paulo Coelho


« Mais au fond de lui, il pensait exactement le contraire. Il savait que ce combat était illusoire. On ne peut pas liquider les souvenirs d’un simple coup de balai. Ils restent en nous, tapis dans l’ombre, guettant le moment où l’on baissera la garde pour resurgir avec une force décuplée » Demain – Guillaume Musso


« – Tu parles beaucoup de lui, et chaque fois que tu prononces son nom, ta voix est nostalgique, ça laisse peu de place au doute.
– À quel doute ?
– Aux tiens! Je crois que tu aimes cet homme et que ça te fiche une peur bleue.
– Viens, rentrons chez toi, je commence à avoir froid.
– Comment fais-tu pour avoir autant de courage pour les autres et si peu pour toi ? » Où es-tu? Marc Levyamour

Le trio viral

Une vie à…

Anéantir et Affaiblir tout Amour

Bonifier les Brutalités en les Banalisant

Se Consumer en Consommant Continuellement

Dépouiller la Dignité Dangereusement 

 S’Engouffrer à Emprunter Excessivement 

Finir avec les Fondements de la Famille

Généraliser des Guerres pour le Gain 

S’Habituer aux Hypocrites de l’Humanisme

Intensifier les Inégalités et l’Impunité 

Jaser et Juger chaque Jour

Kiffer le Kif et pas les Keufs

Lapider la Laïcité au nom de la Loi

Manigancer et Manipuler avec des Mots

Nuire à la Nature et à Nous-même

Obéir aux Ordres Obscènes

Perdre ses Principes pour Plaire

Quitter Quelqu’un à cause de Qu’en-dira-t-on

Répandre le Racisme et s’en Réjouir

Souffrir Seul sans Soutien

Tuer la Tendresse en Trompant

User de l’Urbanisation et de l’Ubérisation

Voler comme un Vautour sans Vergogne

Envoyer des Xoxos XL pour les Xénophobes

Zlataner avec des Wechs et des Yeps

 

Mur intime

Cher confident, 

Merci pour tous ces moments partagés avec moi, nous, eux,…avec les deux milliards de confidents potentiels
Merci pour tous les bons moments mais aussi pour les moins bons
Merci pour ces tranches de vie quotidiennes, importantes ou aussi banales soient-elles

Merci pour les moments de convivialité et d’intimité
Merci pour les moments de recueillement et de prières
Merci pour les moments de charité et de solidarité

Merci pour les coups de foudre et les premières rencontres
Merci pour les conquêtes et les ex
Merci pour les moments de rupture et de doute
Merci pour les retrouvailles et les réconciliations
Merci pour les moments de solitude et d’ennui

Merci pour les rendez-vous en tête-à-tête et plus si affinité
Merci pour les humeurs du jour : aimé, détendu, ému, merveilleusement bien, nostalgique,…
Merci pour les fiançailles et le mariage
Merci pour la désillusion et la mésentente
Merci d’avoir changé en couple par c’est compliqué
Merci pour le divorce et le retour au statut célibataire
Merci de déclarer votre flamme et votre fidélité

Merci pour le projet de bébé
Merci pour la grossesse et ses envies
Merci pour la première photo du bébé tout juste débarqué
Merci pour les moments à la maternité et les dragées
Merci pour le baptême et le retour à la petite maison dans la prairie
Merci pour ces nuits blanches et ses mines tirées
Merci pour la reprise du travail et la recherche de nounou
Merci pour ces moments de sevrage et de premiers pas
Merci pour ces visites chez le médecin et à l’hôpital pour un petit ou grand bobo

Merci pour la rentrée à la maternelle et les fêtes de fin d’année
Merci pour les œuvres de vos petits génies, leurs sorties scolaires et leurs activités périscolaires
Merci pour les moments de réussite preuves à l’appui
Merci pour la remise de diplôme et la recherche d’emploi
Merci pour le premier investissement, la maison et la voiture doubleV
Merci pour le planning chargé, les réunions et les déplacements

Merci pour les moments de maladie, de fin de vie et de deuil
Merci pour les demandes de prières
Merci pour les photos avec vos futurs défunts

Merci pour ces belles photos, bien habillés, maquillés, manucurés, kératinés,… que dire de plus si ce n’est la classe à Dallas
Merci pour les selfies souriants, naturels sans complexes
Merci pour les photos de vos bambins dans tous leurs états
Merci pour les tableaux de famille sans égratignures
Merci pour les vacances aux destinations ensoleillées, enneigées ou pieuses
Merci pour les directs très enrichissants au volant de votre voiture, dans l’avion, sur un transat ou autour de la kaaba
Merci pour le saint vendredi et son couscous
Merci pour les moments télé et les sorties ciné
Merci pour les soirées culturelles et les expressos intellectuels

Merci pour les festins partagés et les tables bien garnies dignes des chefs étoilés
Merci pour les brunchs, les cafés, les verres et les sorbets
Merci pour les sorties nocturnes et les week-ends prolongés
Merci pour les lundis aux réveils durs et les grasses matinées
Merci pour les séances fitness et le corps sculpté
Merci pour les régimes et les dernières tendances détox
Merci pour la première cuite et la dernière cigarette
Merci pour les têtes de minous et de chiens mimis aux langues pendues
Merci de nous faire découvrir votre garde-robe chic et vos intérieurs design
Merci pour votre penchant pour le traditionnel moderne
Merci pour la nouvelle coloration et le teint lumineux
Merci pour les recettes préparées et réussies
Merci pour les anniversaires Reine des neige et Cars
Merci pour les buffets colorés et la vaisselle assortie
Merci pour les cadeaux du père noël, des saints Achoura et Valentin
Merci pour les bouquets de fleurs attentionnés

Merci de nous avoir informé où vous vous trouviez pour ne pas nous inquiéter
Merci pour ces vies palpitantes, exemplaires et sans encombres

Merci pour votre générosité
Merci pour votre grand cœur
Merci pour votre simplicité
Merci pour votre modestie
Merci pour votre temps
Merci pour votre humilité
Merci pour votre amour du détail
Merci pour votre confiance
Merci pour vos confidences
Merci pour votre bonne foie

Je ne vous remercierai jamais assez

Signé : Votre journal intime de mauvaise foie dit votre réseau social

© Samantha Whitehead Photography

Le trio vital

Une vie à…

Avoir des Amis et des Amours 

Bâtir le Bonheur malgré les Blessures

Consoler et Construire en Continu

Donner de la Douceur même à Distance 

S’Émerveiller et Espérer comme des Enfants

Fuir une Fin Fatidique

Guérir des Générations de Guerres absurdes

Habiller les Horreurs de l’Humanité

Immortaliser des Instants d’Insouciance 

Jalonner ses Journées Jalousement 

Kiffer des Kinders avec (ou sans) les Kilos

Lutter contre les Larmes de Lassitude

Maquiller sa Mélancolie en se Marrant

Nourrir Naturellement ses Neurones

Offrir une Oreille Ouverte 

Pardonner et Partager sans se Pavaner

Se Quereller, Se Quitter et se Questionner

Se Retrouver et Rire de Rien

Soigner sa Santé et ses Sentiments

Travailler pour un Toit et une Tranquillité

S’User à être Utile et non Ultrasensible

Vouloir Voyager à Volonté

Webcamer des Xx et des Xy en Zieutant

Photo : Dennis Skley