Une parenthèse

Des jours, on croit que notre espoir a payé et que finalement tout est rentré dans l’ordre.

douleur maladie chronique parenthèse espoir

On se lève avec le corps et l’esprit libérés. Un moment de répit surprenant dont on profite sans la moindre hésitation. On retrouve nos gestes d’avant et on se projette dans
l’avenir « à court terme ». On se sent léger, relativement en bonne santé et surtout heureux de vivre cet instant de bonheur volé. Notre bonne humeur prend le dessus sur les douleurs de la veille. Des douleurs déjà qualifiées de vieilles tel un souvenir. Un souvenir encore vif certes mais qu’on nargue avec un sourire victorieux.

La journée avance et la douleur s’installe doucement ou brusquement vu qu’elle fait qu’à sa guise. Le moment de répit sera bientôt qu’un souvenir lui aussi. La journée se termine et avec elle notre trêve. Le sablier s’est retourné et nos moments de légèreté se consument.douleur maladie chronique parenthèse espoir

On sait que les fins de journées, les nuits et les lendemains seront plus difficiles. On les redoute car à chaque fin de parenthèse ils nous terrassent par leur intensité. Ils nous font payer le bonheur volé et le quotidien « presque » normal retrouvé. C’est à leur tour de nous narguer.

On n’est pas dupe, on sait que le répit est une parenthèse qui se referme aussi vite qu’elle s’est ouverte. Mais malgré, on continue de croire que tout n’est pas perdu, que la parenthèse fermée sera bientôt une ouverte. On a cru que notre espoir a payé.

Peut-être qu’il ne fallait pas y croire mais …. on y a cru malgré tout.

On y croit encore dur comme fer. On croit aux lendemains légers et calmes. On croit au retour de notre vie d’avant sans parenthèses.

On ne perd pas espoir, mais bien au contraire on le force à s’ancrer en nous et à ne pas nous fausser compagnie.

On garde espoir sinon la douleur, son emprise et ses griffes s’enracineront en nous et dicteront à la lettre notre conduite.

douleur maladie chronique parenthèse espoir

On résiste et on tient tête à la douleur. Elle ne va pas nous faire flancher et elle ne nous privera pas de ces instants de bonheur simples, courts et intenses à la fois.

On mène un combat quotidien pour maintenir le cap, rester debout malgré les douleurs permanentes « chroniques comme ils disent ». Des douleurs pas toujours apparentes, pas toujours évidentes à comprendre et surtout à expliquer. Un combat contre un mal invisible rongeant changeant.

De l’espoir, du courage et de la détermination pour vaincre les instants, les jours de doute et les moments de crises.

Acceptons de vivre avec pour vivre mieux. Acceptons nos faiblesses et poussons nos limites. Acceptons d’être soutenu et laissons notre orgueil de côté.

Mes pensées pour toutes les personnes malades et pour celles qui les accompagnent dans leurs quotidiens. Un quotidien rythmé par des moments d’accalmie et de crises avec un fond douloureux dont on préfère taire l’existence.

Tenons bon et n’oublions pas que rien ne dure même les mauvaises périodes.

douleur maladie chronique parenthèse espoir

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *